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« Quand ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa dignité et sa propreté qu’en le lavant avec ton sang ». Marien NGOUABI (1938 - 1977)

Tu avais alors trente ans
Quand tu rentras dans la scène prenant les devants
Tu prônas la lutte du prolétariat
Classe opprimée contre l’impérialisme agissant.

Tu fis appel à l’initiative créatrice des masses
Qui te fit conquérir le cœur de la jeunesse
Jeune commandant des armées congolaises
Tu appelas ta patrie courageuse
A se lever, à saisir et à porter le drapeau
Pour un Congo libre et nouveau.

Alors à la tête du petit Congo
Tu choisis le socialisme scientifique
Pour retrouver la liberté confisquée
Par le capitalisme exploiteur
Sauvegardant ses intérêts au mépris des travailleurs.

Ce choix te valut des inimitiés de la part des concernés
Qui ne tardèrent pas à fomenter un complot
Qui visa à t’évincer pour te mettre hors circuit
C’est alors qu’en voulant te court-circuiter
Le Congo pris en otage par tes assaillants
Ne s’est plus relevé depuis ton assassinat.

Toi qu’Oumbélé vit naître et croître
Forgeant ton être
Toi qui très tôt as œuvré avec courage
Pour surmonter l’océan des âges
Encore colonial, le Congo sans s’y mettre
Attendait patiemment croître le maître.

De toutes les épreuves auxquelles tu as survécu
Ton peuple est malgré cette mort invaincu
Tu as su mourir en nous montrant le chemin
Couronné de tes trente neuf ans.

Les gouttes de ton sang indélébiles
Scintillent dans les mains assassines
Ton peuple après avoir bu du sacrifice de ta vie
L’espoir se dessine
Tu n’assisteras pas à la victoire finale des peuples
Mais ton nom sera gravé dans le livre d’or des héros du peuple.



Extrait du Recueil « Les éclaireurs de la nuit »
© 2007 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.