
C'est avec beaucoup d'émotion que je partage avec vous ce documentaire inédit sur les funérailles internationales de la Reine Ngalifourou, organisées début mars 1957 à Ngabé. En espérant que ces quelques minutes d'histoire édifieront nos jeunes générations sur la nécessité de creuser notre passé national afin d'y puiser les éléments nécessaires à consolidation de notre conscience historique.
« Aujourd'hui 1er mars 1957 à Ngabé, avant dernier jour de l'enterrement de la Reine, un nombre considérable d'Européens venus de Brazzaville, du Congo-Belge, et de toute l'Afrique Equatoriale Française a transformé la fête Téké en une sorte de kermesse. Quant au peuple Téké, il veille nuit et jour sur le cadavre de la Reine et ce, depuis 9 mois. Tous les soirs, les tam-tams battent au milieu du village. Dans la nuit noire, le clair de lune apporte la lumière et chante en coeur avec les voix des griots qui sont suivis par les battements de mains et les danses dans le rythme harmonieux de leurs bras et de leurs jambes. »
La Reine Ngalifourou, p. 114, Editions L'Harmattan, 2006.