jeudi 7 juin 2007
Par Eugénie OPOU,
jeudi 7 juin 2007 à 08:20 :: Ses poèmes

Charles N'Tchoréré : Commandant la 7ème compagnie du 53ème RJCMS (Libreville 1896 - Airaines 1940) d’origine gabonaise. Le 7 juin 1940, débordé par les sauts allemands, il est fait prisonnier avec sa troupe au terme de rudes combats. Pour avoir revendiqué le droit d’être traité en officier français, il est abattu à bout portant d’une balle de pistolet. La promotion 1957-1959 de formation des officiers ressortissants des territoires « d’Outre Mer » prend le nom « Capitaine N’Tchorere ».
Tiré du document : « les tirailleurs sénégalais dans la campagne de France ».
Poème :
Toujours prêt à servir la « patrie »
Au mépris de sa vie
Présent pendant la première guerre 14-18
En 1916 il se porte volontaire au front
Puis en 1939 il part en guerre
Avec un bataillon de volontaires Gabonais
Il est fait prisonnier et exécuté
Sergent, capitaine
Puis de sa compagnie, le commandant
Cité à l’ordre de la division
Il a incarné la force et le courage africains
Décoré successivement
De la croix de guerre
Avec étoile d’argent
De la croix de guerre
Avec étoile de vermeil
A l’image de ce qu’il a été
Une merveille
Capitaine N’Tchorere
Ou un bel exemple d’engagement
De bravoure et de dévouement
Qui arbore le mérite des tirailleurs
Lui, venu d’ailleurs
Défendre la paix et les libertés
Nous te rendons hommage
Au nom de ta patrie mère, le Gabon
Au nom de tous les tiens
Au nom de la « patrie » France
Que tu as défendue corps et âme
Pour toutes les âmes que tu as sauvées
Pour avoir sacrifié ta vie
Sans rien demander en retour
Pour avoir sauvé l’honneur
De la « patrie »
Et de tous ceux qui te sont chers
Merci.
© 2007
Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.
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samedi 14 avril 2007
Par Eugénie OPOU,
samedi 14 avril 2007 à 19:41 :: Ses poèmes

« Quand ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa dignité et sa propreté qu’en le lavant avec ton sang ».
Marien NGOUABI (1938 - 1977)
Poème :
Tu avais alors trente ans
Quand tu rentras dans la scène prenant les devants
Tu prônas la lutte du prolétariat
Classe opprimée contre l’impérialisme agissant.
Tu fis appel à l’initiative créatrice des masses
Qui te fit conquérir le cœur de la jeunesse
Jeune commandant des armées congolaises
Tu appelas ta patrie courageuse
A se lever, à saisir et à porter le drapeau
Pour un Congo libre et nouveau.
Alors à la tête du petit Congo
Tu choisis le socialisme scientifique
Pour retrouver la liberté confisquée
Par le capitalisme exploiteur
Sauvegardant ses intérêts au mépris des travailleurs.
Ce choix te valut des inimitiés de la part des concernés
Qui ne tardèrent pas à fomenter un complot
Qui visa à t’évincer pour te mettre hors circuit
C’est alors qu’en voulant te court-circuiter
Le Congo pris en otage par tes assaillants
Ne s’est plus relevé depuis ton assassinat.
Toi qu’Oumbélé vit naître et croître
Forgeant ton être
Toi qui très tôt as œuvré avec courage
Pour surmonter l’océan des âges
Encore colonial, le Congo sans s’y mettre
Attendait patiemment croître le maître.
De toutes les épreuves auxquelles tu as survécu
Ton peuple est malgré cette mort invaincu
Tu as su mourir en nous montrant le chemin
Couronné de tes trente neuf ans.
Les gouttes de ton sang indélébiles
Scintillent dans les mains assassines
Ton peuple après avoir bu du sacrifice de ta vie
L’espoir se dessine
Tu n’assisteras pas à la victoire finale des peuples
Mais ton nom sera gravé dans le livre d’or des héros du peuple.
Extrait du Recueil
« Les éclaireurs de la nuit »
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samedi 7 avril 2007
Par Eugénie OPOU,
samedi 7 avril 2007 à 23:00 :: Ses poèmes

« Parce que de toutes les races humaines, nous appartenons à celles qui ont le plus souffert, nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice. »
Thomas SANKARA (1949 - 1987)
Poème :
Alors jeune président du Burkina Faso
Haut responsable des armées burkinabé
Il mit son intelligence au profit de son peuple.
Homme résolu et intègre
Il combattit l’impérialisme et le néocolonialisme
Dénonça l’exploitation de l’homme par l’homme
S’insurgea contre l’ordre des pseudo indépendances
Appela son peuple à serrer les coudes et dénonça
Toute forme de mensonge et d’hypocrisie
Vanta les mérites de son pays et provoqua une crise.
Fier et courageux, il tente
De dessiner les contours et de redresser la pente
Quand subitement, il se retrouva pris au piège
Dans un tourbillon dévastateur d’idées nouvelles et espiègles
Le Capitaine Sankara fut sacrifié
Sur l’autel des manigances politiques au détriment du peuple horrifié
Engloutissant ainsi toute lueur d'espoir.
Son peuple ne restera pas dans le désespoir
Car, il laisse derrière lui, une reconnaissance
Et un écho magnanime par l’éveil des consciences
Qui servira de lanterne à la génération future
Et guidera leurs pas pour des lendemains mâtures.
Extrait du Recueil
« Les éclaireurs de la nuit »
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lundi 26 mars 2007
Par Eugénie OPOU,
lundi 26 mars 2007 à 22:08 :: Ses poèmes

« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. »
Patrice LUMUMBA (1925 - 1961)
Poème :
C’était au temps de la colonisation
Ces années sombres avec ses formes d’oppression
Il est arrivé tel un éclair
Avec en tête le rêve d'une Afrique unie et solidaire.
Un laps de temps pour perturber le sommeil paisible des colons
Embourbés dans leur richesse fruit de la souffrance de tout un continent
Il a surgi semant la graine de l’indépendance
Synthétisant la prise de conscience
Confiant en sa foi inébranlable, il souleva son peuple
Contre l’occupant et pour l’indépendance de son pays
Qu’il considère comme un droit fondamental devant l’oppresseur
De tout un peuple à la merci d’un groupe de détracteurs.
Génie de son temps, grand voyant et grand précurseur
Tel un prestidigitateur
Il a tout vu et tout prédit
« L’Afrique écrira sa propre histoire »
« L’histoire dira un jour un mot »
Puis il indexe et accuse
« Ils corrompent nos compatriotes »
« Ils déforment la vérité »
« Ils souillent notre indépendance »
C’est alors que la colonisation
Dans ses états les plus brutaux, mis en place une organisation
Transformant ses sbires en bourreaux
Enfermant la vérité dérangeante derrière les barreaux
Ils s’acharneront sur la chair avec une violence inouïe
Qui arrachera à la vie ce héros tragique
Des indépendances africaines.
Extrait du Recueil
« Les éclaireurs de la nuit »
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mercredi 21 mars 2007
Par Eugénie OPOU,
mercredi 21 mars 2007 à 19:15 :: Ses poèmes
Poème :
Après quatre vingt dix années de dur labeur
Le poids de l’âge se fit sentir
Enfant, il a appris à marcher à quatre pattes
Adulte, il s’est servi de ses deux pieds
Et maintenant, voici qu‘une béquille
Lui sert de pied de secours
Il marche désormais sur trois pieds
Le dos courbé déformant sa colonne vertébrale
Marchant, la tête en bas
S’apprêtant à embrasser la terre pour une dernière fois
Les kilowatts d’énergie ponctionnés ont été épuisés
Il est temps de rendre à César
Ce qui est à César
Rendre à la terre
Ce qui est à la terre
Qui la louera aux nouveaux locaterres
Pressés de découvrir la terre
Le temps est donc venu pour lui
De faire ses adieux à la terre
« Au moment où ma vie s’achève
Et que je m’apprête à aller découvrir d’autres horizons
Je ne puis m’empêcher de te remercier
Toi terre
Qui m’a couvé, nourri et hébergé
Toi qui m’a fait découvrir ton immensité et ta clémence
Merci pour tous ces bienfaits
J’espère avoir été un bon locaterre
Et avoir accompli toutes les tâches qui m’incombaient
Et surtout, avoir obéi fidèlement aux principes
Je peux donc retourner en paix auprès de mon créateur
Qui après mon jugement dernier
M’enverra s’il le veut
Peut-être visiter d’autres mondes aussi merveilleux
Je ne regrette pas de t’avoir côtoyé
Reprends donc cette motte de terre
Que tu m’as prêtée pour couvrir mon squelette nu
Et ainsi te ressembler
Car seuls, ceux qui se ressemblent
S’assemblent
Quand tu recouvriras pour une dernière fois
Mon corps inerte dans le caveau
Evite d’écraser trop fort, car mes vertèbres sont très fragiles
Elles pourront encore me servir pour d’autres aventures
Je ne peux pas partir sans prononcer ces trois mots
"Je t’aime"
Mais un locaterre
N’est pas éternel
Il a l’obligation de rendre la terre
A son propriéterre
Pour ainsi accomplir en bonne et due forme
Le troisième acte
L’acte de décès »
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mercredi 14 mars 2007
Par Eugénie OPOU,
mercredi 14 mars 2007 à 23:05 :: Ses poèmes
« Une scène est réussie quand elle est jouée à deux .»
Poème :
Le nouveau « locaterre », acteur malgré lui, a grandi
Il a des rêves dans un monde de non-dits
Pour les accomplir
Il apprend à s’affranchir
Il cherche et rencontre l’âme sœur
Qui accepte de lui renvoyer l’ascenseur
Ils décident ensemble de conclure un pacte
Afin de finaliser le deuxième acte
Monsieur le Maire est de nouveau l’homme de la situation
Seul habilité à rendre possible cette action
Ils jurèrent fidélité l’un, l’autre devant témoins
Le locaterre n’est plus seul, néanmoins
Ils sont désormais deux en un, prêts à affronter le pire
Liés pour le meilleur et pour le pire
Un deuxième acte leur est délivré
C’est l’acte de mariage.
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jeudi 8 mars 2007
Par Eugénie OPOU,
jeudi 8 mars 2007 à 22:16 :: Ses poèmes
« La terre est un grand théâtre où chacun s’en va après avoir joué sa partition. » (proverbe africain)
Poème :
Par la clémence de la terre
Vint au monde un jour, un nouveau « locaterre »
Propulsé dans une arène spécialement conçue pour lui
Obligé à jouer les acteurs malgré lui
Les applaudissements sont pour son premier cri
L’inspiration partant de ce cri
La section du cordon ombilical
Cause une séparation brutale
Et provoque un premier traumatisme
Dans un monde d’automatisme.
Il est pesé, mesuré, tâté, ausculté, baptisé
Eric, Thomas, André, Julienne, Eugénie…
Puis déclaré apte à entrer en scène
Crédité de quantité non illimitée de kilowatts d’énergie
Pour braver un monde de turbulence en proie à des synergies
Puis le locaterre est déclaré
Sur son lieu de naissance
L’élu, après avoir lu et approuvé
Appose sa signature
Le premier acte est conclu et signé
C’est l’acte de naissance.

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vendredi 2 mars 2007
Par Sunil,
vendredi 2 mars 2007 à 17:30 :: Ses poèmes
Poème :
Afrique
Amérique
Deux mondes, deux histoires
Deux continents, deux mémoires
Deux rives, une planète, un seul combat
De la découverte de l’Amérique
A l’exploration de l’Afrique
De l’asservissement des Indiens d’Amérique
A la déportation des Noirs d’Afrique.
Deux continents, deux réalités
Qui se conjuguent et se séparent
De l’extermination des Indiens par le travail forcé
A l’exploitation des Noirs pour leur force
L’anéantissement du peuple indien
Qui conduisit à l’enchaînement du peuple noir.
Deux peuples victimes d’un même mépris
Deux histoires avec un point commun
La conquête économique
Par la spoliation des matières premières
Sous couverture d’évangélisation
Sous prétextes de civilisation
Sous le regard impuissant de l’humanité
Qui observe et assiste sans lever le petit doigt
A l’extermination des Indiens
Premier peuple d’Amérique
Et à l’effondrement de l’Afrique,
Berceau de l’humanité
En toute illégalité.
© 2006
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Par Sunil,
vendredi 2 mars 2007 à 17:30 :: Ses poèmes
Poème :
Non, ce n’est pas la terre qui a tremblé
C’est l’océan humain qui s’est mis en marche.
Déclenché par la révolution des œillets
Provoquant une avalanche en Union Soviétique
Secouant la Chine
Ebranlant Cuba
En passant par le Cambodge, le Vietnam et la Corée du Nord
La voilà qui débarque en Afrique
Au Congo, Au Burkina, En Guinée Conakry
Au Cap vert, au Mozambique, en Angola et en Guinée Bissao
Le tout couronné par mai 68
C’était fort
Les impérialistes ont perdu les pédales
Devant les slogans tels que
« Seule la lutte libère »
« Ce sont les masses qui font l’histoire »
« Opprimés du monde entier, unissez-vous »
« Colonialisme, impérialisme à bas »
Lénine a franchi la ligne de démarcation
Castro et Ché Guevara ont emboîté le pas
Mao a assuré l’arrière garde
Ho Chi Min a barricadé l’enceinte
Kim Ill Sung a porté le dernier coup
Marx et Engels ont apporté de l’eau au moulin
L’Afrique a enfoncé le clou
La révolution est en marche.
Le socialisme scientifique est en ébullition
Le monde se divise en deux camps
Le camp socialo-communiste d’un côté
Le camp impérialo-capitaliste de l’autre
Des deux guerres mondiales
Succède une longue période de guerre froide
On a eu chaud !
© 2006
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Par Sunil,
vendredi 2 mars 2007 à 17:29 :: Ses poèmes
Poème :
Tu es la cadette d’Esclavage
Avec ton lot de cadeaux empoisonnés
Tu as essayé de te faire une place au soleil
En méprisant les Dieux des lieux
Décidément, l’habitude est une seconde nature
Esclavage n’étant pas une caution morale
Tu continues la gymnastique
N’ayant aucune leçon à recevoir
On prend les mêmes et on recommence
Pourvu que ça dure
De toutes les manières, tout te sera pardonné
A quoi bon faire des efforts
Pour arranger ce qui n’est pas.
Contre les protestations, tu as des solutions expéditives
Tu transformeras Lumumba en poussière
Tu feras de Jomo Kenyatta de la bouillie
Boganda, tu le feras disparaître
Sékou Touré, tu l’isoleras
Une balle dans la tête pour Amilcar Cabral
La prison à vie pour Mandela
Quant à Samora Machel, un accident est vite arrivé
Pour Sankara une rébellion interne fera l’affaire
Pour Marien Ngouabi un coup de pouce à quelques assoiffés de pouvoir
Pour le peuple, la manipulation à grande échelle
Diviser pour régner
Et les dividendes sont à toi
Au suivant….
© 2006
Eugénie MOUAYINI OPOU
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