Le Blog d'Eugénie OPOU (ancienne version)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 25 novembre 2007

2007 tend vers sa fin, 2008 pointe à l’horizon...

L’année 2007 se termine comme elle a commencé c'est-à-dire médiocre en actualité, en politique et autres. L’année 2008 s’annonce plutôt coriace, ménageons nos montures, douze mois en 2008 risquent fort de ressembler à une éternité.


 

Actualité.
L’affaire de l’Arche de Zoé : Nous avons tout entendu, je ne sais pas si l’ensemble de la communauté africaine est bien informée sur la stricte vérité, moi j’ai des doutes et je m’interroge. Mais quoi qu’il en soit j’attends maintenant qu’on livre à l’Afrique également, tous les vendeurs d’armes qui arment les enfants sans scrupule et qui osent par la suite parler d’enfants soldats, tous ceux qui pillent les matières premières de l’Afrique et l’empoisonnent. Si tel n’était pas le cas alors, tout ce méli mélo n’est qu’une mascarade et du bruit pour rien. L’affaire « Arche de Zoé » n’est qu’un arbre qui cache la forêt.


 

Symbolisme.
« Au pays des aveugles, les borgnes sont rois ».
Les Africains sont un peuple béni des dieux, mais le savent-ils ? Le ciel leur a tout donné. Mais sont-ils conscients de cet état de fait ? L’Afrique est un continent en or. Après la ruée vers l’or aux Amériques, hier, c’est la ruée vers l’or en Afrique aujourd’hui. Mais à qui cela profite ? L’Afrique est aujourd’hui envahie par toutes sortes de Vautours qui saccagent l’Afrique à longueur de journée avec une vitesse effrénée comme pour en finir une fois pour toute et sans rendre de comptes à personne, devant une population qui croupit dans la misère… et tout le monde s’en moque, ce qu’on trouve à dire c’est que les Africains sont des paresseux.

Au pays des Emirats producteurs de pétrole, la richesse profite à toute la population et ça se voit. Au pays des Africains producteurs de pétrole, la population ne profitant pas de la richesse, tire son bénéfice dans les maladies dues à la pollution de l’environnement et tout le monde s’en moque éperdument. Décidément, on peut admettre que les Africains soient aveugles, mais à ce point, le borgne exalte. Mais « Rira bien, qui rira le dernier »…


 

Culture.
Actuellement présidente de L’ACEN et coordinatrice de l’évènement Miss beauté KAM 2008, j’ai, depuis 1993, dirigé plusieurs associations : Collectif des femmes d’Afrique Centrale (CFAC), Initiatives des femmes d’Afrique et d’Europe (IFAFE), Collectif des Associations Africaines de la Région Rhône Alpes (CAARAA), Afrique Autrement, Club d’Epargne Solidaire pour Entreprendre (CESE), Bii Bana Nkoué Mbali (BBNK), Confédération Générale Téké (CGETE), Association des Amis des Plateaux en France (AAPLAF), etc...

A ce titre, j’affirme que les associations sont des outils de liaison entre les communautés, qu’elles jouent un rôle important dans le maintien de la solidarité entre les hommes et les femmes, toutes communautés confondues. C’est pourquoi, avec l’équipe de L’Association Charme et Elégance Noire (L’ACEN) nous organisons un grand évènement en juin 2008 : Miss Beauté KAM ©.

L’équipe de L’ACEN tient à signaler que nous ne sommes pas dans une démarche politique ni de revendication quelconque. L’esprit démocratique qui anime l’équipe d’organisation est tout simplement l’affirmation de soi en se saisissant de la constance culturelle qui est la lampe qui éclaire, en définitive, nos consciences. D’autres organisations, représentant la communauté africaine en France, existent… certaines d’entre elles s’engagent avec beaucoup d’énergie à défendre et promouvoir notre identité. Nous avons le devoir de les soutenir.

L’ACEN n’est encore qu’une goutte d’eau qui souhaite apporter un grain de sel dans l’océan des initiatives. Miss Beauté KAM © se reconnaît dans une démarche strictement culturelle. Cette démarche s’inscrit dans la mise en valeur de la culture KAM (noire) via le vecteur : Beauté & Elégance.


 

Rejoignez une équipe qui gagne !

mardi 17 juillet 2007

Afrique, cimetière des éléphants

De Simon Kimbangu à Nelson Mandela en passant par Lumumba, Amilcar Cabral, Jomo Kenyatta, Sékou Touré, Houphouët Boigny, Kwame NKrumah, Thomas Sankara, Marien Ngouabi, Steven Biko, … Que de richesses d’hommes et de pensées. Qu’avons-nous donc retenu du passage de ces éléphants, de leur lutte, du message qu’ils ont voulu faire passer? Au-delà des mythes qu’ils sont devenus, que reste-t-il d’eux ? Quel projet avons-nous construit pour leur faire honneur ? Qu’avons-nous fait de leur bel exemple ?

Le cimetière des éléphants est-il une prison de pensées qui enterre une deuxième fois nos héros ? Non, je ne pense pas, car comme nous le savons « la vérité même enterrée sous une masse de pierres finit toujours par jaillir ». Les éclaireurs de la nuit veillent. Méditons…


« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »
Nelson Mandela



« L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. »
Stephen Bantu Biko



« Quand ton pays est sale et manque de paix durable tu ne peux lui rendre sa dignité et sa propreté qu’en le lavant avec ton sang. »
Marien Ngouabi



« Afin de jouer pleinement le rôle qui lui incombe dans la lutte de libération nationale la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être capable de commettre un suicide en tant que classe, afin d’être ramenée à la vie dans les conditions de travailleurs… s’identifiant totalement aux aspirations les plus profondes de son peuple. »
Amilcar Cabral



« Parce que de toutes les races humaines nous appartenons à celles qui ont le plus souffert nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice. »
Thomas Sankara



« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destiné de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. »
Patrice Lumumba

Les enfants d’Afrique doivent non seulement se souvenir de ces têtes pensantes qui ont incarné à la fois des hommes politiques d’une droiture exemplaire et des philosophes à la pensée si puissante qu’elle continue de nous illuminer aujourd’hui, mais aussi étudier, étudier et encore étudier leur parcours, leurs succès, leurs erreurs et surtout appréhender, analyser, comprendre leur projet pour l'Afrique. Ils nous ont légué cette richesse et nous devons honorer leur mémoire en gardant intact le feu de leur combat, de notre combat. Le cimetière des éléphants d’Afrique doit devenir une plate forme d’idées et de combat contre toute forme d’injustice.

lundi 2 juillet 2007

Noirs/Bons, Blancs/Mauvais ?



J’ai choisi ce thème pour éviter l’amalgame qui se construit autour des personnes qui ne demandent qu’à vivre en paix et en harmonie les unes avec les autres ; les personnes qui ne demandent qu’à partager leur bonheur et leurs émotions.

Il existe des « Blancs » mauvais et des « Noirs » mauvais qui forment un clan, le clan des malintentionnés. Ils ont à quelque chose près le même comportement agressif, haineux et envieux. Ils ont un même objectif : diviser pour régner et ainsi dominer. Ils ont une vision étriquée du monde et considèrent le plus grand nombre comme des moutons de panurge. Ils ont soif de pouvoir et d’argent. Ils s’arrangent toujours pour corrompre les plus faibles et ainsi maintenir les autres dans un état d’asservissement. Ils maîtrisent le plus souvent la communication donc les médias. Ils sont capables du pire pour défendre leurs intérêts personnels. A leurs yeux, le peuple passe en seconde position après l’argent. Ils dévalorisent l’être humain et valorisent l’argent qui semble faire leur bonheur. Enfermés dans leur égoïsme, prisonniers de leurs propres manigances, ils finissent tôt ou tard par sombrer, le piège se refermant sans ménagement sur leur petite personne. C’est à ce moment précis que le masque tombe et qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas différents des autres. Tout ce mal pour rien ou pour si peu en fin de compte.

Il existe des « Blancs » bons, des « Noirs » bons. Ils sont ceux qui luttent pour défendre des causes justes, qui se battent et mettent leur vie en danger chaque jour pour sauvegarder cet équilibre toujours fragile dont le monde a besoin. Ils sont ceux qui, ayant pour seule arme leur altruisme, essaient de faire entendre une voix toujours étouffée. Ils sont ceux qu’on enferme dans des surnoms selon que le terme convient aux uns et aux autres : des résistants, des héros, des rebelles, des rêveurs, des utopiques, etc.… Ceux qui, malgré le peu de place qu’on leur accorde dans la société, font se déplacer la balance de gauche à droite. Ceux qu’on pense contrôler et qui en réalité sont libres d’esprit et jouent le jeu avec intelligence. Ceux qui sont le moteur de la société. Ceux qui font trembler la terre et poussent le mal à se cacher. Ceux qui tardent souvent à réagir, mais que rien ni personne ne peut arrêter une fois qu’ils sont décidés. Ils se battent pour une justice équitable qui tarde à arriver… mais que savons nous, nous les habitants de la croûte terrestre, nous qui ne pouvons excéder un certain nombre d’années de vie ? Nous à qui on a imposé une limite à ne pas dépasser sur cette terre où nous ne sommes que des locataires.

Un jour « le pas des mendiants fera à nouveau trembler la terre ». Le bien et le mal cohabitent depuis la nuit des temps, l’avantage évoluant tantôt en faveur de l’un, tantôt en faveur de l’autre. En attendant le prochain retournement, reconnaissons que la prédominance actuelle des forces négatives s’appuie en partie sur la passivité des forces positives.

samedi 23 juin 2007

L'argent des « Noirs » n'a pas d'odeur...



Toutes les questions relatives à notre identité, l’identité des « Noirs », doivent être posées et débattues. C’est à partir du fruit de ces discussions que se consolidera notre conscience collective, indispensable à notre unité. Aussi, je voudrais saisir cette occasion pour traiter d’économie (au sens large), dans la mesure où, selon moi, notre faiblesse économique collective s’explique, en grande partie, par notre errance identitaire.

Que représentent les « Noirs » réellement ?
Les « Noirs » ne représentent ni plus, ni moins qu’un fond de commerce que chaque communauté (à l’exclusion de celle en question) utilise à sa guise sans rendre de comptes. Il est temps que nous prenions conscience de cet état de fait.

Les « Noirs » sont de très grands consommateurs, sans doute, en proportion de leur pouvoir d’achat, les plus grands consommateurs en France. Pour ne citer que le domaine des cosmétiques, certaines d’entre nous n’hésitent pas à y consacrer, que dis-je, à y dévouer 30% de leur revenu mensuel. Hélas, dans ce créneau très spécialisé, les distributeurs sont très rarement « Noirs ». Ainsi, nombreux sont les commerçants dont les affaires prospèrent grâce au faible pouvoir d’achat des « Noirs », ce qui ne les empêchent pas, au demeurant, d’être méprisants à notre égard.

Les « Noirs » participent véritablement à l’enrichissement des autres communautés, et se dépouillent naturellement eux-mêmes. Nous n’avons aucune réserve car nous ne sommes pas présents sur le marché, et nous ne faisons aucun sinon très peu d’efforts pour aider et encourager ceux parmi nous qui essaient péniblement d’y remédier ; c’est pourquoi nous portons ensemble la responsabilité de notre échec.

On entend beaucoup parler du rejet du « Noir », pourtant jamais du rejet de son argent, bien au contraire, « Noir, donnes ton argent et tais toi ! » semble être le slogan implicite du moment. On a utilisé notre force hier, on nous dépouille de notre argent aujourd’hui. Est-ce à dire que l’argent des « Noirs » n’a pas d’odeur ? L’odeur de l’argent des « Noirs » serait-il plus supportable ?

Il faut prendre conscience aujourd’hui que sans l’argent des « Noirs », beaucoup de commerces mettraient la clé sous la porte. Nombreux sont ceux qui déplorent l’inexistence de lobbies « Noirs »… je crois au contraire que nous avons ici, un instrument de pression dont personne n’a encore réalisé le potentiel.

mercredi 13 juin 2007

Lisez et faites circuler l'information !



Une personnalité dont je tairai le nom a écrit, je cite : « Si vous voulez que les Africains ne soient pas au courant de ce qui se passe, écrivez, car les Africains ne lisent pas ». J’ai envie de dire que, quelque part, cette assertion, certes gratuite, devrait nous faire réfléchir. Il nous faut démentir ces préjugés qui nous collent à la peau. Il suffit tout simplement de faire ce qu’il faut : lire et s’informer, car seul celui qui a l’information peut être en capacité de réagir en trouvant les arguments et les mots justes pour ce faire.

En ce qui concerne les « Noirs » en général, les « pseudo spécialistes » écrivent tout et n’importe quoi, surtout les négationnistes de notre Histoire qui ne lésinent pas sur les moyens pour faire passer des idées telles que : « l’esclavage n’a jamais existé, ce sont les Africains qui ont vendu leurs propres frères », ou alors « le colonialisme a été un bienfait pour l’Afrique » voire « les Africains ne sont pas encore prêts pour la démocratie ».

Sur tous ces points, les idées reçues persistent dans la mesure où nous laissons les autres non seulement écrire mais aussi réagir voire s'exprimer à notre place.

Réagissez !
Lisez !
Faites lire !
Ecrivez ! Produisez !

La tradition orale ne nous sert pas, ou peu.
Cette citation le confirme bien : « Les paroles s’envolent, les écrits restent ».

lundi 16 avril 2007

Impressions sur le Festival du Film Panafricain



En plus d’être un projet ambitieux, le Festival du Film Panafricain est une initiative très courageuse. Je crois en effet qu’il est dans l’intérêt du plus grand nombre (personnes d’ascendance africaine, mais aussi européens en quête d’un autre regard sur le monde) que de tels programmes se développent, et qu’en particulier celui-ci parvienne à mobiliser à la hauteur du symbole qu’il représente.

Comme vous le savez, l’édition 2007 du Festival du Film Panafricain s’est déroulée du 11 au 15 avril, et j’ai eu l’occasion de participer aux deux dernières journées de cet événement. L’espace Miramar (Croisette, Cannes) a été le théâtre de l’expression de talents dans le domaine artistique en général, et cinématographique en particulier.

Lors des projections auxquelles j’ai assisté, une œuvre a particulièrement retenu mon attention et ma sensibilité. Il s’agit du long métrage « Thomas SANKARA, le Ché de l’Afrique ».

Ma réaction et mes sentiments furent les suivants : « à trop pleurer, l’Afrique n’a plus de larmes. A travers ce documentaire qui relate les conspirations en tout genre dans le monde politique Afrique France, il y a tellement à dire. François Xavier Verschave (Survie), auteur du livre « Noir Chirac » n’a cessé de dénoncer ces interventions désastreuses de la politique française en Afrique, où l’on n’a pas cessé d’évincer ceux qui voulaient réellement œuvrer pour le bien de leur peuple. A ce titre, comment oublier Lumumba, Kwame NKrumah, Marien Ngouabi, Thomas Sankara pour ne citer que ceux-ci. »

jeudi 22 mars 2007

Tous solidaire et la victoire nous appartient !



Un dicton de chez nous dit : « Donne moi un sourire et je serai heureux, même si j’ai le ventre vide ; mais ne m’étale pas tes richesses avec arrogance, j’en serai offusqué ».

C’est vrai, la solidarité n’est pas la solution à tous les problèmes, mais elle occupe une place importante dans notre société au point où elle devient le moteur seul capable de tirer notre société vers le haut. Qui dit solidarité dit : aide dans l’assistance, entraide, camaraderie et fraternité, mais aussi réciprocité c’est à dire association, interdépendance, lien.

Ensemble et solidaires, nous irons plus loin.

Nous avons tous besoin de la solidarité agissante, car la solidarité ne laisse personne indifférent et elle est seule porteuse d’espoir. Lorsque l'on parle de solidarité, on pense tout de suite aux plus aisés qui apportent aux plus démunis, aux saints qui apportent aux malades ; mais par solidarité il, ne saurait être question d’assistanat ou de charité. La solidarité, c’est du donnant-donnant, c’est la loi de donner et de recevoir. Ainsi va la vie.

« Une seule abeille ne peut construire plusieurs alvéoles »
« Il est impossible d’applaudir d’une seule main »
« Le doigt qui n’est pas tendu prend la larve »
« Ce sont les solidarités les plus profondes qui sont le nœud de la nation »

La solidarité est une valeur partagée qui donne la possibilité de s'enrichir au contact de personnalités diverses, réunies sur une base égalitaire et solidaire, à savoir : tout être humain, homme, femme, enfant, vieillard, qu'il soit grand, petit, gros, maigre, beau ou laid, riche ou pauvre, cultivé ou illettré, bien ou mal habillé, bien portant, malade ou handicapé, et quelle que soit la couleur de sa peau, a droit au même regard, au même respect, au même traitement et à la même considération. La solidarité sauve des vies. C’est grâce à elle que l’indifférence, la haine de l’autre et le mépris reculeront, elle réunit et rassemble ceux qui se connaissaient à peine.

Il nous faut collectivement renforcer l’impact de la solidarité et faire reconnaître l’importance de l’éducation à la solidarité internationale qui vise à changer les mentalités et les comportements de chacun, afin de construire collectivement un monde juste, solidaire et durable.