De Simon Kimbangu à Nelson Mandela en passant par Lumumba, Amilcar Cabral, Jomo Kenyatta, Sékou Touré, Houphouët Boigny, Kwame NKrumah, Thomas Sankara, Marien Ngouabi, Steven Biko, … Que de richesses d’hommes et de pensées. Qu’avons-nous donc retenu du passage de ces éléphants, de leur lutte, du message qu’ils ont voulu faire passer? Au-delà des mythes qu’ils sont devenus, que reste-t-il d’eux ? Quel projet avons-nous construit pour leur faire honneur ? Qu’avons-nous fait de leur bel exemple ?

Le cimetière des éléphants est-il une prison de pensées qui enterre une deuxième fois nos héros ? Non, je ne pense pas, car comme nous le savons « la vérité même enterrée sous une masse de pierres finit toujours par jaillir ». Les éclaireurs de la nuit veillent. Méditons…


« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »
Nelson Mandela



« L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. »
Stephen Bantu Biko



« Quand ton pays est sale et manque de paix durable tu ne peux lui rendre sa dignité et sa propreté qu’en le lavant avec ton sang. »
Marien Ngouabi



« Afin de jouer pleinement le rôle qui lui incombe dans la lutte de libération nationale la petite bourgeoisie révolutionnaire doit être capable de commettre un suicide en tant que classe, afin d’être ramenée à la vie dans les conditions de travailleurs… s’identifiant totalement aux aspirations les plus profondes de son peuple. »
Amilcar Cabral



« Parce que de toutes les races humaines nous appartenons à celles qui ont le plus souffert nous nous sommes jurés de ne plus jamais accepter sur la moindre parcelle de cette terre le moindre déni de justice. »
Thomas Sankara



« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destiné de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. »
Patrice Lumumba

Les enfants d’Afrique doivent non seulement se souvenir de ces têtes pensantes qui ont incarné à la fois des hommes politiques d’une droiture exemplaire et des philosophes à la pensée si puissante qu’elle continue de nous illuminer aujourd’hui, mais aussi étudier, étudier et encore étudier leur parcours, leurs succès, leurs erreurs et surtout appréhender, analyser, comprendre leur projet pour l'Afrique. Ils nous ont légué cette richesse et nous devons honorer leur mémoire en gardant intact le feu de leur combat, de notre combat. Le cimetière des éléphants d’Afrique doit devenir une plate forme d’idées et de combat contre toute forme d’injustice.