J’ai choisi ce thème pour éviter l’amalgame qui se construit autour des personnes qui ne demandent qu’à vivre en paix et en harmonie les unes avec les autres ; les personnes qui ne demandent qu’à partager leur bonheur et leurs émotions.

Il existe des « Blancs » mauvais et des « Noirs » mauvais qui forment un clan, le clan des malintentionnés. Ils ont à quelque chose près le même comportement agressif, haineux et envieux. Ils ont un même objectif : diviser pour régner et ainsi dominer. Ils ont une vision étriquée du monde et considèrent le plus grand nombre comme des moutons de panurge. Ils ont soif de pouvoir et d’argent. Ils s’arrangent toujours pour corrompre les plus faibles et ainsi maintenir les autres dans un état d’asservissement. Ils maîtrisent le plus souvent la communication donc les médias. Ils sont capables du pire pour défendre leurs intérêts personnels. A leurs yeux, le peuple passe en seconde position après l’argent. Ils dévalorisent l’être humain et valorisent l’argent qui semble faire leur bonheur. Enfermés dans leur égoïsme, prisonniers de leurs propres manigances, ils finissent tôt ou tard par sombrer, le piège se refermant sans ménagement sur leur petite personne. C’est à ce moment précis que le masque tombe et qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont pas différents des autres. Tout ce mal pour rien ou pour si peu en fin de compte.

Il existe des « Blancs » bons, des « Noirs » bons. Ils sont ceux qui luttent pour défendre des causes justes, qui se battent et mettent leur vie en danger chaque jour pour sauvegarder cet équilibre toujours fragile dont le monde a besoin. Ils sont ceux qui, ayant pour seule arme leur altruisme, essaient de faire entendre une voix toujours étouffée. Ils sont ceux qu’on enferme dans des surnoms selon que le terme convient aux uns et aux autres : des résistants, des héros, des rebelles, des rêveurs, des utopiques, etc.… Ceux qui, malgré le peu de place qu’on leur accorde dans la société, font se déplacer la balance de gauche à droite. Ceux qu’on pense contrôler et qui en réalité sont libres d’esprit et jouent le jeu avec intelligence. Ceux qui sont le moteur de la société. Ceux qui font trembler la terre et poussent le mal à se cacher. Ceux qui tardent souvent à réagir, mais que rien ni personne ne peut arrêter une fois qu’ils sont décidés. Ils se battent pour une justice équitable qui tarde à arriver… mais que savons nous, nous les habitants de la croûte terrestre, nous qui ne pouvons excéder un certain nombre d’années de vie ? Nous à qui on a imposé une limite à ne pas dépasser sur cette terre où nous ne sommes que des locataires.

Un jour « le pas des mendiants fera à nouveau trembler la terre ». Le bien et le mal cohabitent depuis la nuit des temps, l’avantage évoluant tantôt en faveur de l’un, tantôt en faveur de l’autre. En attendant le prochain retournement, reconnaissons que la prédominance actuelle des forces négatives s’appuie en partie sur la passivité des forces positives.