Le Blog d'Eugénie OPOU (ancienne version)

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samedi 26 mai 2007

Pour ne pas oublier...

Le 18 juin 1940, à Londres, dans les studios de la BBC, le général Charles de Gaulle lance un Appel à ses compatriotes. Il survient dans un moment d'immense détresse nationale. Suite à une offensive des armées allemandes, les troupes franco-anglaises se débandent ou gagnent l'Angleterre. Huit millions de civils fuient sur les routes de l'exode. L'Appel arrive trop tard pour enrayer la ferveur des Français envers celui qui ne sera bientôt plus appelé que « Le Maréchal ». Mais jour après jour, à la radio de Londres, de Gaulle va bâtir sa légitimité contre les « traîtres de Vichy ». Par son verbe, il lavera la honte de la défaite.
Source : www.herodote.net
Avis aux révisionnistes et aux réactionnaires en tout genre qui refusent de reconnaître que l’histoire de la France s’est toujours écrite en noir et en blanc. Au 15ème siècle, la France alors « sous-développée » a du faire recours à la force africaine, machine humaine via l’abominable esclavage pour donner un essor à son économie naissante.

En 1914, début de la première guerre, la France en détresse alla chercher la réserve africaine qui courra à son secours. En 1939, débute la seconde guerre, la France est envahie. 1940, le général de Gaulle lance un appel de détresse depuis les studios de la BBC à Londres et encore une fois c’est l’Afrique qui répond en envoyant ses Tirailleurs au front au secours de la "patrie" en danger.

Au lieu de passer du temps à vouloir oublier et faire oublier la mémoire, les indécrottables feraient mieux de regarder leur histoire en face, sans essayer d'en effacer les traces. Nous nous souviendrons qu’un grand nombre de ces Tirailleurs venus défendre les libertés dans cette France et aujourd’hui enterrés à Chasselay, ont été lâchement assassinés par les Allemands sur les pentes de Balmont.


jeudi 24 mai 2007

Du 6 au 8 juillet 2007 : dialogues en Humanité



Les 6, 7 et 8 juillet 2007, au Parc de la Tête d'Or (Lyon) Eugénie OPOU interviendra dans le cadre des « Dialogues en Humanité », un événement organisé par le Grand Lyon. A cette occasion, elle donnera un récital des ses poèmes sur le thème de la solidarité.

« Mes poèmes sont mon cri de cœur, grâce à mes écrits, je réunis et je rassemble et à ma manière je réinvente la solidarité. »
Eugénie OPOU

Dans le même cadre, on se souvient qu'en juillet 2006, elle présentait un récital sur le thème de L’Afrique. Son poème en hommage à Yaguiné et Fodé, deux jeunes africains retrouvés morts sous la soute d’un avion à Bruxelles, avait ému l'auditoire.

Soyez nombreux à participer à l'édition 2007 des « Dialogues en Humanité », et surtout, ne manquez pas les interventions d'Eugénie OPOU programmées les 7 et 8 juillet, à partir de 18h.

A titre d'information, vous pouvez accessoirement consulter ce site : www.dialoguesenhumanite.org

mardi 15 mai 2007

Darfour, crime contre l'humanité



Il y a tellement de choses à dire que les mots ne suffisent plus. Le mépris et l’indifférence qui entourent ce génocide sont encore une fois une injure à l'humanité toute entière. Y a t-il des génocides acceptables ? Le 20ème siècle a vu la débâcle du nazisme et de l’apartheid. Le 21ème siècle doit-il être sali par ces crimes perpétrés contre l’humanité ? Que les politiques réagissent, puisque ce sont eux qui s’accaparent le devant de la scène et ont en plus les moyens pour ce faire !

Signons la pétition Urgence Darfour !

dimanche 13 mai 2007

Une ode à la gloire du Royaume Téké


Album : Le Grand Royaume Téké et le Roi Makoko
Interprète : Mfwa CDS (Culture Développement Solidarité)
Année de sortie : 2005
Cette chanson a été exécutée le 17 août 1996 lors de la sortie officielle de Mfwa CDS, au palais du parlement à Brazzaville, sous le haut patronage du Roi Makoko MIALAMI WAWA et de toute la Cour royale.

Avec la participation des délégations venues du Gabon, du Congo-Kinshasa et des districts du Congo-Brazzaville, en présence de la délégation des chefs notables du royaume de Loango (...).

vendredi 11 mai 2007

Commémorations du 10 mai 2007



Le 10 mai a été déclaré « journée nationale de commémoration de la traite négrière et transatlantique de l’esclavage et des abolitions ». A cette occasion, des manifestations ont eu lieu partout dans le pays et la ville de Lyon n’était pas en reste.
Loi n°2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. L’assemblée nationale et le sénat ont adopté, le Président de la république promulgue la loi dont la teneur suit : « La République française reconnaît la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan indien d’une part et l’esclavage d’autre part perpétré à partir du XVème siècle aux Amérique et aux Caraïbes, dans l’océan indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité ».

Est-ce possible que ceci ait été ? Le code noir révèle des maîtres barbares, inhumains, sans foi ni loi, qui pour assouvir leur soif de domination, assujettissent, brutalisent torturent, pendent, égorgent et étranglent.

L’Ile de Gorée est le triste lieu qui a accueilli dans son enceinte, construite pour la circonstance, ses enfants, avant de les cracher et les voir disparaître à l’horizon.

Je m’insurge contre le père Bartholomé de Las Casas qui sous prétexte de défendre la cause des Indiens et d’arrêter leur extermination a proposé comme monnaie d’échange les Noirs d’Afrique Subsaharienne.

A ceux qui disent que les Africains ont une part de responsabilité dans ce crime, je dénonce la manière dont le travail de mémoire est bafoué, parce que les esclavagistes n’ont pas la force de regarder la vérité en face, celle là qui rappelle la brutalité et la bestialité qu’ils faisaient subir à leurs semblables et pour laquelle ils se sont rendus coupables.

A ceux qui accusent les Africains d’avoir vendu leurs frères. J’ai la rage au ventre de me voir accuser d’avoir vendu mes frères avec lesquels on se regarde en chien de faïence. J’indexe et j’accuse tous ces esclavagistes qui se sont rués sur l’Afrique à la recherche de machines humaines, embarquant dans leur folie meurtrière les hommes les plus robustes.

Très jeune, j'interpellais mes arrière grands parents sur cette question, voici leur réponse : « Chère petite fille. Ces esclavagistes blancs sont mauvais. Ils te disent une chose et en font une autre. Tu leur donnes la main, ils te prennent le bras. Tu l’apprendras à tes dépens. Quoi qu’il en soit, ils étaient plus forts que nous, ils prenaient tout ce que nous avions de meilleur ».

Des voix se sont élevées pour combattre l’esclavage et la traite. Je retiendrai cette prédiction de Toussaint Louverture : « En me renversant, l’on a abattu que le tronc de la liberté des Noirs, il repoussera par les racines parce qu’elles sont profondes et nombreuses ».

mercredi 9 mai 2007

Quel gâchis !

Pour une fois que les jeunes s’intéressent à la politique, c’est un échec. A croire que l’espace politique rejette les jeunes.

Pour une fois que les jeunes se mobilisent en masse pour faire barrage à une politique qui ne leur convient pas, c’est encore un échec. A penser que ce sont les autres qui parlent toujours à leur place.

Pour une fois qu’une femme se présente aux élections présidentielles et était en passe de l’emporter c’est encore un échec, à croire que cette société n’est pas prête pour la parité, alors que chacun joue à la démagogie.

Pour une fois que les extrêmes de tout bord reculent, c’est quelqu’un qui s’accapare des idées d’extrême droite qui l’emporte, à croire que cette société ne sait plus à quel saint se vouer.

Pour une fois que tout le monde ou tout au plus, la moitié de la population juge un homme ou sa politique dangereuse, ce dernier est élu sans équivoque, à croire que les hommes et les femmes de ce pays aiment les jeux dangereux.

Pour la première fois, tous les médias ont décidé de soutenir un candidat et l’ont fait savoir, on peut se poser des questions sur leur neutralité et sur la définition du mot démocratie.

Enfin, un homme qui mène sa campagne depuis plus de cinq ans, l’emporte devant une femme qui n’a eu que quelques mois pour convaincre et on crie à la Victoire pour l’un et à la défaite pour l’autre.

Ma conclusion est la suivante : trop de facilités pour l’un, trop d’obstacles pour l’autre, le jeu ne s’est pas joué à part égale, mais cela n’empêche pas de constater, puisque la concurrente l’a reconnu, que son adversaire ou partenaire politique a gagné, les urnes ayant tranché. Toutefois, la candidate vaincue a le mérite d’avoir essayé et surtout d’avoir résisté à un adversaire imprévisible.

mardi 1 mai 2007

Vivre au rythme du calendrier Téké



Le calendrier Téké se décompose en 4 jours que sont consécutivement Oudzouo, Oukoué, Oukila et Outsara (dit jour de Nkoué-Mbali). Outsara est l'équivalent du dimanche dans le calendrier chrétien : il est considéré comme un jour sacré.
« Oukoué désigne le jour du Grand Marché où chacun vient exposer ce qu'il a de meilleur. Au même titre que le dimanche chez les Chrétiens, Nkoué-Mbali est, au Royaume Téké, un jour sacré. »
Eugénie OPOU, Le Royaume Téké, L’Harmattan, 2005, p. 10

Cette année a débuté un jour de Oukila. Aujourd'hui (1er mai 2007) est aussi un jour de Oukila, et demain sera un jour de Nkoué-Mbali (Outsara).

« Quel que soit le jour de la semaine [chrétienne] auquel correspond Nkoué-Mbali, celui-ci est considéré comme un jour de méditation. A contrario, lorsque Oudzouo, Oukoué ou Oukila correspondent à un samedi ou un dimanche, ils sont considérés comme jours fastes. On dit, pour désigner Outsara "Louobou Nkoué-Mbali" soit "aujourd'hui est un jour sacré". »
Eugénie OPOU, Le Royaume Téké, L’Harmattan, 2005, p. 12


Téléchargez le calendrier tradi-moderne de Nkoué-Mbali pour vivre au rythme du Royaume Téké :