Le Blog d'Eugénie OPOU (ancienne version)

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lundi 26 mars 2007

Les éclaireurs de la nuit : Patrice LUMUMBA



« Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. »
Patrice LUMUMBA (1925 - 1961)

Poème :
C’était au temps de la colonisation
Ces années sombres avec ses formes d’oppression
Il est arrivé tel un éclair
Avec en tête le rêve d'une Afrique unie et solidaire.

Un laps de temps pour perturber le sommeil paisible des colons
Embourbés dans leur richesse fruit de la souffrance de tout un continent
Il a surgi semant la graine de l’indépendance
Synthétisant la prise de conscience
Confiant en sa foi inébranlable, il souleva son peuple
Contre l’occupant et pour l’indépendance de son pays
Qu’il considère comme un droit fondamental devant l’oppresseur
De tout un peuple à la merci d’un groupe de détracteurs.

Génie de son temps, grand voyant et grand précurseur
Tel un prestidigitateur
Il a tout vu et tout prédit
« L’Afrique écrira sa propre histoire »
« L’histoire dira un jour un mot »
Puis il indexe et accuse
« Ils corrompent nos compatriotes »
« Ils déforment la vérité »
« Ils souillent notre indépendance »

C’est alors que la colonisation
Dans ses états les plus brutaux, mis en place une organisation
Transformant ses sbires en bourreaux
Enfermant la vérité dérangeante derrière les barreaux
Ils s’acharneront sur la chair avec une violence inouïe
Qui arrachera à la vie ce héros tragique
Des indépendances africaines.

Extrait du Recueil « Les éclaireurs de la nuit »
© 2007 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

samedi 24 mars 2007

Sa Majesté la Reine Ngalifourou Ngatsibi

Photos de l'actuelle Souveraine des Téké
Septembre 2006 : Mbé, Capitale du Royaume Téké - Congo

vendredi 23 mars 2007

Démonstration de Danse Noble Téké

Case du Roi Makoko Nguempio, Souverain des Téké
Septembre 2006 : Mbé, Capitale du Royaume Téké - Congo
(1min20sec)

jeudi 22 mars 2007

Tous solidaire et la victoire nous appartient !



Un dicton de chez nous dit : « Donne moi un sourire et je serai heureux, même si j’ai le ventre vide ; mais ne m’étale pas tes richesses avec arrogance, j’en serai offusqué ».

C’est vrai, la solidarité n’est pas la solution à tous les problèmes, mais elle occupe une place importante dans notre société au point où elle devient le moteur seul capable de tirer notre société vers le haut. Qui dit solidarité dit : aide dans l’assistance, entraide, camaraderie et fraternité, mais aussi réciprocité c’est à dire association, interdépendance, lien.

Ensemble et solidaires, nous irons plus loin.

Nous avons tous besoin de la solidarité agissante, car la solidarité ne laisse personne indifférent et elle est seule porteuse d’espoir. Lorsque l'on parle de solidarité, on pense tout de suite aux plus aisés qui apportent aux plus démunis, aux saints qui apportent aux malades ; mais par solidarité il, ne saurait être question d’assistanat ou de charité. La solidarité, c’est du donnant-donnant, c’est la loi de donner et de recevoir. Ainsi va la vie.

« Une seule abeille ne peut construire plusieurs alvéoles »
« Il est impossible d’applaudir d’une seule main »
« Le doigt qui n’est pas tendu prend la larve »
« Ce sont les solidarités les plus profondes qui sont le nœud de la nation »

La solidarité est une valeur partagée qui donne la possibilité de s'enrichir au contact de personnalités diverses, réunies sur une base égalitaire et solidaire, à savoir : tout être humain, homme, femme, enfant, vieillard, qu'il soit grand, petit, gros, maigre, beau ou laid, riche ou pauvre, cultivé ou illettré, bien ou mal habillé, bien portant, malade ou handicapé, et quelle que soit la couleur de sa peau, a droit au même regard, au même respect, au même traitement et à la même considération. La solidarité sauve des vies. C’est grâce à elle que l’indifférence, la haine de l’autre et le mépris reculeront, elle réunit et rassemble ceux qui se connaissaient à peine.

Il nous faut collectivement renforcer l’impact de la solidarité et faire reconnaître l’importance de l’éducation à la solidarité internationale qui vise à changer les mentalités et les comportements de chacun, afin de construire collectivement un monde juste, solidaire et durable.

mercredi 21 mars 2007

Les trois actes d'un « locaterre » (3ème acte)

Poème :
Après quatre vingt dix années de dur labeur
Le poids de l’âge se fit sentir
Enfant, il a appris à marcher à quatre pattes
Adulte, il s’est servi de ses deux pieds
Et maintenant, voici qu‘une béquille
Lui sert de pied de secours
Il marche désormais sur trois pieds
Le dos courbé déformant sa colonne vertébrale
Marchant, la tête en bas
S’apprêtant à embrasser la terre pour une dernière fois
Les kilowatts d’énergie ponctionnés ont été épuisés
Il est temps de rendre à César
Ce qui est à César
Rendre à la terre
Ce qui est à la terre
Qui la louera aux nouveaux locaterres
Pressés de découvrir la terre
Le temps est donc venu pour lui
De faire ses adieux à la terre

« Au moment où ma vie s’achève
Et que je m’apprête à aller découvrir d’autres horizons
Je ne puis m’empêcher de te remercier
Toi terre
Qui m’a couvé, nourri et hébergé
Toi qui m’a fait découvrir ton immensité et ta clémence
Merci pour tous ces bienfaits
J’espère avoir été un bon locaterre
Et avoir accompli toutes les tâches qui m’incombaient
Et surtout, avoir obéi fidèlement aux principes
Je peux donc retourner en paix auprès de mon créateur
Qui après mon jugement dernier
M’enverra s’il le veut
Peut-être visiter d’autres mondes aussi merveilleux
Je ne regrette pas de t’avoir côtoyé
Reprends donc cette motte de terre
Que tu m’as prêtée pour couvrir mon squelette nu
Et ainsi te ressembler
Car seuls, ceux qui se ressemblent
S’assemblent
Quand tu recouvriras pour une dernière fois
Mon corps inerte dans le caveau
Evite d’écraser trop fort, car mes vertèbres sont très fragiles
Elles pourront encore me servir pour d’autres aventures
Je ne peux pas partir sans prononcer ces trois mots
"Je t’aime"
Mais un locaterre
N’est pas éternel
Il a l’obligation de rendre la terre
A son propriéterre
Pour ainsi accomplir en bonne et due forme
Le troisième acte
L’acte de décès »

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© 2007 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

mercredi 14 mars 2007

Les trois actes d'un « locaterre » (2ème acte)

« Une scène est réussie quand elle est jouée à deux .»


Poème :
Le nouveau « locaterre », acteur malgré lui, a grandi
Il a des rêves dans un monde de non-dits
Pour les accomplir
Il apprend à s’affranchir
Il cherche et rencontre l’âme sœur
Qui accepte de lui renvoyer l’ascenseur
Ils décident ensemble de conclure un pacte
Afin de finaliser le deuxième acte
Monsieur le Maire est de nouveau l’homme de la situation
Seul habilité à rendre possible cette action
Ils jurèrent fidélité l’un, l’autre devant témoins
Le locaterre n’est plus seul, néanmoins
Ils sont désormais deux en un, prêts à affronter le pire
Liés pour le meilleur et pour le pire
Un deuxième acte leur est délivré
C’est l’acte de mariage.



© 2007 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

jeudi 8 mars 2007

Les trois actes d'un « locaterre » (1er acte)

« La terre est un grand théâtre où chacun s’en va après avoir joué sa partition. » (proverbe africain)


Poème :
Par la clémence de la terre
Vint au monde un jour, un nouveau « locaterre »
Propulsé dans une arène spécialement conçue pour lui
Obligé à jouer les acteurs malgré lui
Les applaudissements sont pour son premier cri
L’inspiration partant de ce cri
La section du cordon ombilical
Cause une séparation brutale
Et provoque un premier traumatisme
Dans un monde d’automatisme.

Il est pesé, mesuré, tâté, ausculté, baptisé
Eric, Thomas, André, Julienne, Eugénie…
Puis déclaré apte à entrer en scène
Crédité de quantité non illimitée de kilowatts d’énergie
Pour braver un monde de turbulence en proie à des synergies
Puis le locaterre est déclaré
Sur son lieu de naissance
L’élu, après avoir lu et approuvé
Appose sa signature
Le premier acte est conclu et signé
C’est l’acte de naissance.



© 2007 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

dimanche 4 mars 2007

La Culture Téké, par Eugénie OPOU

Extrait du discours de Madame Eugénie OPOU
16 Septembre 2006 : Conférence sur la Culture Téké - Libreville, Gabon
(19 min 10 sec)

samedi 3 mars 2007

Eugénie OPOU, membre de l'UERA



Vu sur www.uera.net (Union des Ecrivains de Rhône-Alpes) :
Opou née Mouayini Eugénie, a vu le jour le 9 novembre 1953 à Brazzaville. Après le bac, elle est envoyée en formation à Cuba où elle obtint un diplôme de technicienne en Stomatologie à l'Institut polytechnique de la Havane. Arrivée en France en 1983, par défaut d'homologation du diplôme elle prépare et obtient le diplôme de déléguée médicale. En 1998, elle crée une entreprise de vente de cosmétique. Depuis 1995, elle n'a cessé d'assumer des responsabilités au sein de différentes structures associatives : Trésorière du Collectif pour la Solidarité avec le Congo Brazzaville (CASCOB), Trésorière de l'Association des Amis des Plateaux (AAPLAF), Vice présidente Association Initiatives des Femmes d'Afrique centrale (IFAFE), Présidente du Collectif des Femmes d'Afrique Centrale (CFAC), Présidente du Collectif des Associations Africaines de la Région Rhône Alpes regroupant trente (30) associations africaines (CAARRA), Présidente de l'Association Afrique Autrement (AFRAU), Présidente de l'association Bii Bana Nkoué Mbali (BBNK), Membre du Conseil d'Administration de l'Association pour le Développement de l'Initiative Economique (ADIE), Membre de la Commission pour l'intégration à la ville de Lyon (GIPIV), Membre du Comité contre l'Esclavage Moderne, Présidente de la Confédération Générale Téké. Elle milite pour Lutter contre l'esclavage des filles en Europe, pour défendre les droits et devoirs des personnes issues de l'immigration en France, faire connaître l'énorme travail accompli par les combattants africains pendant les deux guerres mondiales.

Romancière franco congolaise. En juin 2005, elle sort son premier roman "Le Royaume Téké". Du drame vécu par une jeune Africaine, paraît en novembre 2005 son second ouvrage intitulé "Sa Mana" au croisement des bourreaux " et en Septembre 2006 paraît " La Reine Ngalifourou ".

vendredi 2 mars 2007

Ségolène Royal : Projet pour l'Afrique



Projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal :
L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.

Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.

Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.

Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.

Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.

Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.

Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.

Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.

S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.

Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.

Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.

Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.

Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en oeuvre si je suis élue.

Le texte de Mme Royal répondait à un appel lancé, dans nos colonnes le 14 décembre dernier, par Jean-Marie Fardeau, Secrétaire général du CCFD (Comité catholique contre la Faim et our le Développement)..


Commentaire de Monsieur Fardeau au texte de Madame Royal :
La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique.

Peuples indien et africain, un même combat…



Poème :
Afrique
Amérique
Deux mondes, deux histoires
Deux continents, deux mémoires
Deux rives, une planète, un seul combat
De la découverte de l’Amérique
A l’exploration de l’Afrique
De l’asservissement des Indiens d’Amérique
A la déportation des Noirs d’Afrique.

Deux continents, deux réalités
Qui se conjuguent et se séparent
De l’extermination des Indiens par le travail forcé
A l’exploitation des Noirs pour leur force
L’anéantissement du peuple indien
Qui conduisit à l’enchaînement du peuple noir.

Deux peuples victimes d’un même mépris
Deux histoires avec un point commun
La conquête économique
Par la spoliation des matières premières
Sous couverture d’évangélisation
Sous prétextes de civilisation
Sous le regard impuissant de l’humanité
Qui observe et assiste sans lever le petit doigt
A l’extermination des Indiens
Premier peuple d’Amérique
Et à l’effondrement de l’Afrique,
Berceau de l’humanité
En toute illégalité.
© 2006 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

Révolution



Poème :
Non, ce n’est pas la terre qui a tremblé
C’est l’océan humain qui s’est mis en marche.
Déclenché par la révolution des œillets
Provoquant une avalanche en Union Soviétique
Secouant la Chine
Ebranlant Cuba
En passant par le Cambodge, le Vietnam et la Corée du Nord
La voilà qui débarque en Afrique
Au Congo, Au Burkina, En Guinée Conakry
Au Cap vert, au Mozambique, en Angola et en Guinée Bissao
Le tout couronné par mai 68

C’était fort
Les impérialistes ont perdu les pédales
Devant les slogans tels que
« Seule la lutte libère »
« Ce sont les masses qui font l’histoire »
« Opprimés du monde entier, unissez-vous »
« Colonialisme, impérialisme à bas »

Lénine a franchi la ligne de démarcation
Castro et Ché Guevara ont emboîté le pas
Mao a assuré l’arrière garde
Ho Chi Min a barricadé l’enceinte
Kim Ill Sung a porté le dernier coup
Marx et Engels ont apporté de l’eau au moulin
L’Afrique a enfoncé le clou
La révolution est en marche.

Le socialisme scientifique est en ébullition
Le monde se divise en deux camps
Le camp socialo-communiste d’un côté
Le camp impérialo-capitaliste de l’autre
Des deux guerres mondiales
Succède une longue période de guerre froide
On a eu chaud !
© 2006 Eugénie MOUAYINI OPOU. Tous droits réservés.

Colonisation



Poème :
Tu es la cadette d’Esclavage
Avec ton lot de cadeaux empoisonnés
Tu as essayé de te faire une place au soleil
En méprisant les Dieux des lieux
Décidément, l’habitude est une seconde nature
Esclavage n’étant pas une caution morale
Tu continues la gymnastique
N’ayant aucune leçon à recevoir
On prend les mêmes et on recommence
Pourvu que ça dure
De toutes les manières, tout te sera pardonné
A quoi bon faire des efforts
Pour arranger ce qui n’est pas.

Contre les protestations, tu as des solutions expéditives
Tu transformeras Lumumba en poussière
Tu feras de Jomo Kenyatta de la bouillie
Boganda, tu le feras disparaître
Sékou Touré, tu l’isoleras
Une balle dans la tête pour Amilcar Cabral
La prison à vie pour Mandela
Quant à Samora Machel, un accident est vite arrivé
Pour Sankara une rébellion interne fera l’affaire
Pour Marien Ngouabi un coup de pouce à quelques assoiffés de pouvoir
Pour le peuple, la manipulation à grande échelle
Diviser pour régner
Et les dividendes sont à toi
Au suivant….
© 2006 Eugénie MOUAYINI OPOU

jeudi 1 mars 2007

Contre une droite d'arrogance, pour une gauche d'espérance



Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d'arrogance", pour "une gauche d'espérance".

Le texte de l'appel :

Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s'apercevoir que l'élection présidentielle s'est faite sans nous, malgré nous. Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n'admettons pas que l'on vote à notre place. Nous n'acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n'est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu'elle prenne le temps d'écouter les Français, et on la soupçonne de n'avoir rien à dire. Qu'elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu'elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l'air de la calomnie plutôt que de s'alarmer pour la démocratie. Qu'elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu'elle revendique sa part de liberté, et on l'accuse de se méfier de sa famille. Qu'elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d'opinion aussi fluctuantes qu'incertaines. Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l'écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n'est pas n'importe quelle droite qui risque de l'emporter. Jamais candidat de droite n'aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l'argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l'approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l'actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l'affrontement des peuples. C'est le candidat de la peur. Des peurs qu'il exploite – celles de l'avenir, du monde, de l'étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu'il inspire en convoquant l'imaginaire de l'homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même. Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l'espérance. Elle l'a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L'espérance d'une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L'espérance d'une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L'espérance d'une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l'indifférence peut tuer l'espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n'avons plus d'excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n'est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l'enjeu décisif. Nous affirmons qu'il n'est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu'indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour. Cette élection n'est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l'avenir du monde. C'est pourquoi, contre une droite d'arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d'espérance, en votant Ségolène Royal.
La liste des signataires :
Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l'art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine . Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d'Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l'art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur . Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien . Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste . Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d'un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.